Aménagement du Lido

Le lido du Petit et du Grand Travers correspond au cordon littoral séparant l’étang de l’Or et la mer, et s’étendant entre Carnon et La Grande Motte.

Les aménagements successifs, notamment ceux opérés dans la deuxième moitié du XXe siècle avec le développement des deux axes routiers longeant le littoral, ont conduit à une dégradation importante de l’espace naturel. L’artificialisation partielle du site, la sur-fréquentation avec près de 18 km de cheminements sauvages à travers les dunes, le cloisonnement de l’espace rompant les échanges naturels entre la plage, les dunes blanches, les dunes grises et les prairies situées plus au nord, et enfin l’augmentation de l’érosion du trait de côte sont autant de causes de cette dégradation.

Le réaménagement et la renaturation du lido du Petit Travers résulte d’une réflexion engagée au début des années 2000 pour restaurer cet espace naturel, lutter contre son érosion, tout en maintenant la capacité d’accueil et l’usage balnéaire de ses plages.

Pour ce faire, le projet s’est articulé autour de la suppression de la route départementale la plus proche de la plage, et le développement de nouvelles infrastructures d’accueil du public en retrait des espaces naturels les plus sensibles.

Ce projet s’est construit avec de nombreux acteurs, le Conservatoire du littoral, propriétaire du site, l’Etat, les communes de Mauguio-Carnon et de La Grande Motte, la Région et le Département.

Les premières phases de travaux ont été engagées par le Département en 2008 ; elles ont conduit notamment à la création du parking de 550 places au rond point du Petit Travers.

Les principaux travaux de réaménagement du site, suivis par l’Agglomération, se sont déroulés en 2014 et 2015. Ils ont porté sur la suppression définitive de la route de front de mer, sur la mise en place des nouvelles structures d’accueil en retrait du littoral, sur une reconstitution de dunes et une replantation partielle permettant au site de revenir plus rapidement à un état naturel.

Ces travaux ont permis de supprimer 2 500 m2 de sites cabanisés, de reconstituer 35 000 m2 de dunes, de créer 4 000 m2 de zones humides et de restaurer 7 500 m2 de prés salés.

Le site est depuis 2016 géré par l’Agglomération pour la partie espace naturel, et la mairie pour les infrastructures d’accueil du public.

Les actions se poursuivent avec une gestion environnementale portant notamment sur l’arrachage de plantes envahissantes, et sur des travaux d’entretien des infrastructures qui subissent des dégradations liées à la fréquentation mais aussi aux coups de mer de ces dernières années. De nouvelles phases de travaux sont d’ailleurs lancées depuis 2019 pour améliorer ces infrastructures.

Enfin, sur le plan environnemental, et au-delà des gains constatés à l’issue des travaux, la richesse animale et sa biodiversité s’améliorent significativement au fil des années. Ils sont les témoins d’un projet de renaturation d’un site réussi, qui a permis le maintien de l’accès aux plages et a même conduit à développer de nouveaux services, en particulier par la création d’une voie verte et de sanitaires.

 

Crédit photo d’en-tête : Frédéric Larrey / Conservatoire du littoral 

Partager :